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"Qui dira comment on passe de l’amour à la haine ? On ne sait rien d’un marin tant qu’il n’a pas affronté une tempête, un naufrage, un sauvetage, la mort. L’abîme franchi, l’homme devient plus obscur, plus opaque. Alors seulement on peut espérer le connaître. Après ses bagarres avec la nature, semblables à celles qui éclatent entre les hommes. Et les hommes sont ce qu’ils sont. Un capitaine est bien forcé d’accepter ceux que recrute la compagnie. Il ne les choisit pas. Il y a vraiment peu de choses que l’homme choisit dans sa vie. Le plus souvent, c’est lui qui est choisi." Attestation d’Oriane (Bic bleu) : que dire d’autre que ce qui est dit ici. La vie de tous ceux que je connais obéit à ces remarques (il est vrai qu’elles sont d’une banalité extrême… mais c’est peut-être la banalité, le fait de faire croire à chacun qu’il aurait pu avoir cette pensée et donc qu’il est intelligent puisque sa pensée est mise en avant par d’autres… qui fait la littérature). Je suis assez partisan d’une littérature automatique.
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